19.07.2008
Chroniques cinéma
Mai 2008
Un conte de Noël d'Arnaud Desplechin *****
Une famille du Nord se retrouve à noël pour régler ses comptes. Les acteurs sont majestueux, même s'il serait peut être temps que Desplechin laisse leur chance à d'autres acteurs que Mathieu Amalric et Emmanuelle Devos. Le scénario, comme toujours avec ce réalisateur est vraiment puissant. Mais ce sont les dialogues acerbes qui m'ont tout d'abord impressionnée.
Sex and the city de Michael Patrick King ***
Fan de la série, j'apréhendais un peu cette version grand écran de 2h20 des aventures amoureuses et surtout sexuelles de quatre vieilles copines (mais tellement jeunes dans leur tête) dans la grosse pomme. Pari pour moi réussi, on retrouve le même piquant, les mêmes émotions et l'humour de la série. Mais les quatre new yorkaises ont muri et leurs problèmes ne sont plus de trouver le meilleur amant de la planête. Par contre, trouver la robe la plus chère des Etats Unis reste une de leurs préoccupations majeures. Amis du futile et du rire, allez y pour les autres, la légèreté et le manque de réalisme pourrait les déranger. Surtout quand on n'est ni passionné de mode ni de débats sur les hommes.
Juin 2008
Mes amis, mes amours de Lorraine Lévy
Zéro étoile pour cette comédie romantique vraiment pas réussie. Vincent Lindon part rejoindre son meilleur pote à Londres, où il va s'occuper de sa fille et rencontrer l'Amour. Dans le genre histoire à l'eau de rose, avec des dialogues de série télé française et des décors signes d'urodysney c'est pas mal. Dommage parce que j'avais bien aimé le premier film de Lorraine Lévy, "La première fois que j'ai eu 20 ans". Faut croire que bosser en famille n'est pas une très bonne idée (c'est son frère qui a écrit le best seller dont est tiré ce film).
Valse avec Bachir d'Ari Folman*****
On m'en avait dit monts et merveilles, je n'ai pas été déçue. Mais pourquoi donc est ce que ce bijou n'a eu aucune récompense à Cannes? C'est vraiment la première question qu'on se pose en découvrant cet ovni, ce docu animé historique. Ari a tout oublié de guerre contre le Liban. Mais il rêve (passage magnifique) du massacre de Sabra et Chatila. Il part donc en quête de sa mémoire, de la vérité, de son histoire. Avec des idées visuelles impressionnantes (notamment ce début haletant avec une horde de loups qui innonde la ville et cette femme qui sert son bébé contre elle pour le protéger des loups) ce film extraordinaire aurait du être récompensé. Espérons que le public saura lui donner l'attention qu'il mérite.
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