30.01.2008

Reportage vidéo sur le tatouage

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Débat avant les présidentielles de 2007: face à face entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, enrobé 


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La présidentielle vue par les étudiants étrangers

Comment je suis devenue éco citoyenne


Eco-citoyenne ? Jusqu’ici pour moi, c’était une blague… Le mode de vie savon-de-Marseille-soja-vélo, très peu pour moi. Mais à force d’entendre tout et son contraire sur le quotidien d’une « bio-woman », je me suis donné une semaine pour vérifier par moi-même si écologie égal contraintes et dépenses.

Mercredi, l’écolo-appart
Première étape : transformer mon appartement en royaume de l’amour pour la planète. Je commence par sortir tous mes vieux dossiers pour recycler mes cours de prépa en papier brouillon pour mon imprimante. Plus périlleux, je m’attaque à ma lampe afin de remplacer l’ampoule par une autre à basse consommation. Deux fois plus chère, elle est censée durer huit fois plus longtemps. Economique, certes, mais côté lumière, forcément, ça donne une ambiance tamisée. Enfin, je me décide à investir dans une carafe filtre à eau, ça fait des mois que j’en rêve... Adieu bouteilles d’eau inutiles.
Un tri s’impose. Je réussis à remplir à moi toute seule la poubelle réservée aux emballages de la copropriété. Facile, j’avais gardé en décoration originale une année entière de journaux. Au total, cent-quarante-quatre quotidiens : de quoi repeupler au moins un kilomètre de la forêt amazonienne… Seul problème : mes voisins n’ont pas l’air d’avoir bien intégré cette histoire de tri. En voulant déverser ma montagne de presse, je remarque au fond de la poubelle du pain rassis…

303d6048d9ba7198b99a2059ff2dafe5.gifJeudi matin, manger sain
Aujourd‘hui, ma mission se résume à remplir mon frigo de victuailles bio. Pour éviter de perdre du temps, je limite mes excursions aux arrondissements proches de mon appartement. Direction le Naturalia du XIVe, un supermarché bio. Je n’ai jamais mis autant de temps à acheter si peu de choses ! J’opte finalement pour du quinoa, une galette de tofu, une autre aux céréales, du riz et des pâtes bio. Jusqu’ici pour moi le Naturalia, c’était une sorte de paradis pour amateurs de graines. Mais on trouve de tout, jusqu’aux cosmétiques et aux produits d’entretien. Et ce n’est pas aussi cher que prévu. Enfin, ça dépend. Les carnivores doivent avoir un budget spécial protéines parce qu’à 54,70 euros les deux tournedos, il vaut mieux être végétarien. Je repars avec un sac en carton et un autre en coton, remplis. Convaincue ? A moitié : c’est bon, c’est nouveau, pas beaucoup plus cher mais cinq minutes de métro plus un quart d’heure à pied pour les courses de tous les jours, c’est beaucoup d’efforts.

Jeudi après midi, se laver sans polluer
J’ai tout de suite mis de côté l’option extrémiste et originale, voie empruntée par mon frère, qui depuis quelques mois se lave uniquement le dimanche pour, je cite, « économiser l’eau de la planète »… Me voilà donc repartie (en vélib, bien sûr) pour trouver de quoi me laver sans polluer. Direction Lush, une boutique branchée et enivrante de Saint Germain, qui fait un tabac. « Dans la mesure du possible, on achète des matières premières équitables et bio comme le beurre de karité, les jus de fruit, les huiles essentielles… », explique Jérôme Jullion, le manager du magasin. Ici, pas d’emballage mais du savon et du shampoing solide. « C’est du concentré, et du coup c’est économique puisque un shampoing à 7,75 euros représente trois shampoings liquides traditionnels », argumente le trentenaire chaleureux. Enivrée par les multiples effluves du « Pain au lait » ou « La gadoue », je repars finalement avec un « Ipanema », une part de fromage de savon aux agrumes et un « Karma koma », un shampoing rond au karma. Pas de mauvaise surprise : mes cheveux ne sont pas desséchés et sentent l’orange aux huiles essentielles pendant des heures. Pour ma salle de bain, en revanche, ça risque de durer des mois.

Vendredi matin, ménage d’automne
Je suis les conseils de ma copine reine du vinaigre et fonce vers le supermarché du coin avec ma petite liste. Plus de vinaigre blanc, je me retrouve donc obligée de taper dans le vinaigre d’alcool blanc à l’estragon, tant pis, ça parfumera mes vitres. Je renverse une partie de la bouteille par terre, mais finis par réussir à laver mes vitres avec juste un vieux journal et du vinaigre. Pour la poussière, je me munis d’un chiffon en mirofibres multi-usages : pour essuyer mais aussi se démaquiller (éventuellement, après l’avoir lavé à la machine). Je découvre enfin le pouvoir des cristaux de soude qui servent à éliminer tâches et graisse. Enfin, côté lessive, je teste les fameuses noix dont tout le monde parle. Bilan mitigé : j’ai lavé mon sol sans me faire un tour de rein. En revanche, ma cuisine sent le vinaigre et mon linge est ressorti parfumé à l’odeur de pied. La prochaine fois, je n’oublierais pas de mettre quelques goutes d’huiles essentielles dans la machine…27e7e0f39e9a6fc5fbc698d49528f3bb.gif

Vendredi après midi, mission recyclage
Un vieux PC qui traîne depuis des années, des cartouches d’encre de mon imprimante, comment faire pour m’en débarrasser intelligemment ? Je découvre alors une boutique assez utile. Cartridge donne une nouvelle vie aux cartouches usées. C’est écolo et en plus, c’est deux fois moins cher. « On peut recharger 12 à 15 fois une cartouche », explique Monsieur Rassoul, vendeur chez Cartridge. Par contre, pour l’ordinateur c’est plus délicat. En appelant la mairie de Malakoff, je me rends compte que rien n’est prévu pour le recyclage d’appareils électroniques. Deuxième déconvenue : je voulais donner mon vieux portable à Co-ordinateur, une association qui envoie des ordinateurs aux enfants africains mais ma machine a été refusée : trop vieille.

Samedi, au Phytobar
Ce midi, pour la première fois de ma vie, je passe la porte d’un restaurant bio. Au Phytobar, tous les jus de fruit sont naturels, la pression est au chanvre et les desserts au soja. Tout est bio, beau et un peu cher. Assiette complète pour moi avec tofu, quinoa, légumes et crudités ; assiette découverte pour ma copine avec nems végétariens, rillettes végétales et caviar d’algues. C’est plutôt bon, régime en prime, même si j’ai un peu peur d’avoir faim assez vite …

Dimanche, au marché bio
C’est le jour du marché, mais cette fois je fais une infidélité à celui de Malakoff pour découvrir le marché bio du boulevard Raspail, Paris VIe, où se côtoient boucheries bio, fruits exotiques et produits de beauté naturels. Je découvre alors les déodorants solides, faits à base de pierre d’alun qui enlèvent les odeurs mais ne parfument pas. Au rayon boucherie, même constat qu’au Naturalia, les amateurs de charcuterie bio doivent souffrir : jusqu’à 43 euros le kilo de saucisson ! Je repars avec un tartare d’algues (délicieux) et une baguette bio.

62cc5d523b2d836a19cb0fa866d1c57e.gifLundi, on se fait jolie
Les marques de vêtements écolos se multiplient. A Take Sen’i les habits sont faits à partir de fibres de bambou. Un tissu recherché car beaucoup plus absorbant que les matières synthétiques. « Ça marche bien, on parle de plus en plus du bambou. Certains clients viennent même nous demander si on va faire une collection pour hommes », explique la responsable de la boutique, Joy Ansellem. Seconde boutique, Alter Mundi, Pairs IVe, qui vend des vêtements en coton, chanvre, alpaga. Produits naturels et parfois issus du commerce équitable, très « éco-citoyen du monde ». Sur les murs, des sacs faits à base de bâches publicitaires et de ceintures de sécurité intriguent. Les vêtements, plutôt chics et originaux, divisés en une partie « créateur », une seconde jeans a su trouver son public.

Mardi, coquetteries
Le grand progrès ces derniers mois pour les femmes écolos, c’est qu’elles ont même le droit de se maquiller ! Les cosmétiques bio sont rares et recherchées. Sur Internet, aucun problème pour trouver du rouge à lèvres ou du mascara bio (attention, impossible de trouver du waterproof bio !). La marque Naturalia vient d’ouvrir, boulevard Raspail, une boutique consacrée aux cosmétiques. Crème vitaminée à la carotte, huile fondante à la camomille, levure de bière pour la beauté de la peau ou soin anti pollution au cassis, je ne sais plus où donner de la tête. Le maquillage, notamment un kajal ayurvédique intrigant, n’est pas encore très fourni. Je choisis, sur les conseils de la vendeuse, un lait pour le corps aux huiles d’Onagre et de Bourrache. C’est sûr, la consistance comme l’odeur sont plus agréables que ma crème de jour classique.

Opération réussie ?
Ça y est, ma semaine d’éco-citoyenne s’achève. Est-ce qu’elle suffira à nettoyer mon organisme de tous les hamburgers aux hormones ? Sûrement pas. Est-ce que ces efforts d’une semaine vont devenir des réflexes ? Pour le recyclage et le ménage, c’est sûr : écolo, efficace et économique, un bon trio gagnant (enfin, pour les noix de lavage, j’hésite encore). Pour la nourriture bio, j’ai adopté les œufs et le lait (au goût bien plus prononcé). Je risque de mettre quelques années à écouler mon kilo de quinoa et je rentre dans une phase de désintoxication du tofu…
Oihana Gabriel


ENCADRE : être belle et bio
•    Déodorant : pierre d’alun
•    Epilation au caramel : mélanger du sucre, de l’eau, du citron dans un casserole et s’épiler avec cette cire orientale
•    Pour les cheveux : faire des bains d’huile d’olive
•    Pour les vergetures : masser avec du beurre de karité
•    Masque beauté : mélanger un blanc d’œuf, de la farine, l’étaler et lorsque le mélange est sec, le retirer à l’eau
•    Gommage pour le visage : mélanger une cuillère à soupe de yaourt et une cuillère à café de sel avec un peu de miel, se masser le visage pendant 10 minutes et le retirer à l’eau

Cv en espagnol

Oihana Gabriel
Dirección : 1 rue Ledru Rollin
92240 Malakoff - Francia
celular : (33)661953706
E-mail : oihana.gabriel@wanadoo.fr
Nacionalidad francesa
Fecha y lugar de nacimiento: 19 de junio de1982 en Townsville (Australia)
25 años
Permiso de conducir (B)

FORMACIÓN ACADÉMICA
2006-2008: Escuela de periodismo en Paris: l’Institut Français de Presse
2003-2005 : Sciences-Po en Paris : estudios de periodismo
2002-2003 : Licenciatura de historia en la Sorbona
2000-2002 : Clase preparatoria de literatura para el concurso de la Escuela Normal Superior de París
1995-2000 : Bachillerato literario en el Lycée Henry IV en París
1991-1995 : cuatro años en el Liceo Francés de Madrid

EXPERIENCIA PROFESIONAL
Julio-agosto 2007: Pasantía en el periódico Métro Paris
Junio 2007 : Pasantía en el periódico le Monde des livres
Abril 2007 : Pasantía en el periódico Lyon Plus
Marso 2006 : Pasantía en el periódico Figaro Magazine
octubre 2005-febrero 2006: Pasantía en la embajada de Francia en Madrid: departamento de literatura
Mayo-junio 2005 Pasantía en el periódico Figaro Magazine
Abril 2005: Pasantía en la cadena de televisión France 2
Marso 2005 : Pasantía en el periódico La Croix
 Julio de 2002, 2003, 2004 : Pasantía en la BNP en París
Septiembre de 2003 : Pasantía en un despacho de arquitectos

IDIOMAS E INFORMÁTICA
 Idioma materno : francés
Español, buen nivel hablado
Inglés : buen nivel
Alemán : nivel correcto
Informática : World, Excel, Internet

ACTIVIDADES EXTRAESCOLARES
Deporte: squash
Afición por la música, la lectura, el baile (tango) y el cine
Viajes: Kenya, Cuba, España